lundi 5 janvier 2009

L'Echange, de Clint Eastwood.

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A ne pas lire quand on aime pas savoir la fin :


L'échange est un drôle de film qui poursuit l'interrogation de Clint Eastwood sur ce que chacun est en droit d'attendre de la société. Sur le partage de l'autorité entre l'espace public et l'espace privé. Il m'a beaucoup fait pensé à Gone Baby Gone, en moins bien. L'interrogation de Clint Eastwood reste intéressante mais le film l'est assez peu. Il est trop long, et la note d'espoir final ôte de sa force au portrait d'une société sous tension malade de ses dysfonctionnements.

The Spirit, de Frank Miller


zzzzzzzzz --- The Spirit est un film d'un rare ennui.

Le bon, la brute et le cinglé, de Kim Jee-Woon

WESTERN !!!!!! ++

En ce morne mois cinématographique ou j'ai vu bien des choses inintéressantes, et pire, bien des choses qui donnaient sommeil sans intention de le donner, Le Bon, La Brute et le Cinglé me confirme qu'il reste des réalisateurs qui savent faire du divertissement.

Kim Jee Woon organise une chasse au trésor dans la Mandchourie des années 30 et fait un formidable Western hybride, avec des arts martiaux, du gun fight, du burlesque, et même des éléments de bande dessinée. Tout ça pour notre plaisir. Je suis bien contente qu'il y aie encore des réalisateurs qui osent faire une attaque de train. Un vrai film de vacances, blindé de références amoureuses du vrai divertissement populaire, enfin.

Merci la Corée.

Australia, de Baz Luhrmann

Les oiseaux ne se cachent plus pour mourir - -

Australia a un seul mérite : mettre en scène la douloureuse histoire des générations volées (enfants de métisses aborigène enlevés à leur famille de force), qui en plus d'être volées sont clairement ignorées par bien des européens.
Une fois qu'on a dit ça, c'est 2 h 38 laborieuses. A l'heure d'écrire une critique, je me demande si l'interview d'un plasticien de renom n'aurait pas plus de pertinence. Car alors que je tape cet article, Nicole Kidman ressemble de plus en plus à Cher qui ressemble elle même de plus en plus au squelette d'une salle de SVT ou j'ai souvent dormit et il n'était plus de la première jeunesse ce pauvre squelette.

Moi je n'avais rien contre le grand film de genre des vacances de Noël, mêlant grand espace, exotisme, et passion. J'ai regardé Richard Chamberlain dans Les oiseaux se cachent pour mourrir, et comme tout les spectateurs de la salle, en entrant, j'avais un peu de la musique d'Out of Africa dans la tête. Ici rien n'est crédible, mais rien ne fait rêver non plus. On ne cède ni aux larmes de crocodiles d'Hugh Jackman, ni à la magie des rites aborigènes, ni aux clins d'œil de Luhrman au Magicien d'Oz, grand film d'époque qui se veut le fil conducteur du film. On ne cède qu'à l'ennui.

Louise-Michel, de Benoît Delépine et Gustave Kervern

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Ceci n'est pas une comédie

Parce que c'est beaucoup plus triste que drôle, voire horriblement déprimant, Louise-Michel n'est pas une comédie. Pourtant c'est de tout évidence un film qu'il faut voir, ne serait-ce que pour son étrangeté.
Des ouvrières, dans un bled paumé, décident de faire butter le patron qui a eut la désobligeance de faire fermer leur usine sans les en avertir. Louise rencontre à cet effet Michel, et ils entament ensemble un road movie improbable, rocambolesque et burlesque à la recherche des vrais responsables.
Notons d'abord une forme d'honnêteté sur le caractère désespéré de l'anarchie : dans une quête sans but, car il est bien difficile de trouver une patron dans un monde dématérialisé dans la quête qui finit à Guernesey. Cette peinture, soutenue par l'énergie du désespoir, vivace et coriace, et de toute évidence pas en voie d'extinction débouche sur la plus grande des absurdités, comme de demander à une jeune femme en phase terminale de butter le patron en question.
Sinon c'est mille trouvailles amères, très surprenant donc.